Salam et la Jamaa islamiya annoncent leur retrait
Mohammad Itani candidat du Courant du futur à Beyrouth
L'Orient le Jour, 21, 07, 2007
Le Courant du futur a annoncé hier la candidature de Mohammad Itani au siège de Beyrouth II, laissé vacant après l’assassinat le 13 juin dernier du député Walid Eido. Le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a reçu à son domicile de Koraytem M. Itani et lui a souhaité bonne chance.
Le courant a ensuite publié un communiqué dans lequel il a réaffirmé son option politique amorcée par l’ancien Premier ministre assassiné Rafic Hariri, relevant que « le sang du député Walid Eido n’aura pas coulé en vain ». « Parce que la dignité de Beyrouth est une ligne rouge », le Courant du futur annonce « sa détermination à participer à la bataille électorale de Beyrouth II ». Le courant a ainsi appelé
« tous ses amis et sympathisants à participer à cette échéance nationale » et a souhaité que les Beyrouthins s’unissent pour faire face au crime.
Réactions
Dans ce cadre, l’ancien député Tammam Salam est entré en contact avec Saad Hariri pour lui exprimer son soutien. Il lui a en outre affirmé qu’il ne comptait pas briguer le siège de député à Beyrouth et a remercié M. Hariri de la confiance qu’il lui accordait. Il convient de souligner que M. Salam se trouve actuellement à Londres.
La Jamaa islamiya a annoncé de son côté qu’elle s’abstenait de présenter un candidat afin de permettre une élection d’office. Dans un communiqué, la Jamaa a fait savoir qu’« après la réunion de Saad Hariri avec le secrétaire général Fayçal Mawlawi, et conformément aux vœux du Courant du futur de parvenir à un candidat consensuel afin d’épargner plus de complications à Beyrouth », elle s’abstenait d’annoncer un candidat au siège laissé vacant après l’assassinat de Walid Eido.
Reste qu’un second candidat a toutefois déposé sa candidature : il s’agit de Lokman el-Kurdi, qui se présente comme un candidat indépendant et neutre.
Toujours concernant les élections partielles de Beyrouth II, l’ancien député Najah Wakim a déclaré à l’issue d’une visite à Rabieh où il s’est entretenu avec le général Michel Aoun, que « le Mouvement populaire allait prendre part à la bataille électorale », et que « Beyrouth comprend des forces nationales et un peuple qui refuse ce qui se passe actuellement. C’est pourquoi le Mouvement populaire ne peut s’empêcher de prendre ses responsabilités et d’exprimer ses vues. Nous participerons aux élections. »
Mohammad Itani
Né en 1945 à Beyrouth, Mohammad Itani a fait ses études scolaires aux Makassed, avant de les achever à l’International College.
Diplômé en économie de l’Université américaine de Beyrouth, il est l’époux de May Riad Taha et père de deux enfants, Hicham et Riad.
Homme d’affaires, il est président de l’Association Itani.
Il a notamment été membre de l’Union des associations des familles beyrouthines.